De quelle quantité d’énergie verte disposons-nous ?

De quelle quantité d'énergie verte disposons-nous ?

Au 30 juin 2018, 1000 GW d’éolien et de solaire sont déjà installés et opérationnels sur la planète. La progression de ces énergies durables ne faiblit pas car on estime que le deuxième térawatt (soit 2000 GW) pourrait être atteint d’ici 2023.

 

A quel rythme évoluent l’éolien et le solaire ?

 

La répartition de la production entre ces deux énergies est actuellement comme suit : 54% détenus par l’éolien et 46% par le solaire. La tendance devrait s’inverser car l’éolien pourrait parvenir prochainement à un palier alors que le solaire ne cesse de croître dans des proportions impressionnantes (base installée multipliée par 57 au cours des 10 dernières années). En 2017, le surplus de capacité apporté  par les seuls panneaux solaires photovoltaïques a dépassé celui de l’ensemble historique, constitué par le gaz, le charbon et le nucléaire.

 

La bonne nouvelle avec l’éolien et le solaire, ce sont les économies d’échelle attendues !

 

Le prochain Térawatt vert sera deux fois moins cher que le premier. Ceci est dû à une baisse directe des coûts de production (estimée à 46%). Grâce à cette meilleure rentabilité, les futurs investissements projetés (11.5 milliards d’ici 2050) devraient massivement se tourner vers l’éolien et le photovoltaïque (pour 2/3 du total). La part des énergies renouvelables dans le mix énergétique total ne devrait donc que s’accentuer dans le temps.

Quel taux réaliste pour les énergies vertes (dont le solaire et l’éolien) dans le mix français ?

 

Le taux initial (incluant l’hydroélectricité) pour la France était de 32%, révisé récemment à 31%. Une accélération de ce ratio serait envisageable mais tributaire d’une forte baisse du nucléaire dans la production d’électricité de l’Hexagone, ce qui n’est pas simple sur les plans stratégique et politique.

Ce qui est sûr c’est que chaque pays, avec ses spécificités propres et le poids de son histoire, ne peut plus raisonner de manière isolée car ses décisions en matière énergétique ont plus que jamais un impact sur l’évolution du réchauffement climatique global.

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