Emissions de CO2 : une fausse note pour la France ?

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Si la baisse des gaz à effet de serre est une constante qui fait partie de la discipline inscrite dans les politiques des états européens, il n’en demeure pas moins qu’une hausse en France de + 3,2% n’a pu être évitée en 2017 malgré tous les efforts entrepris.

Plusieurs facteurs conjoncturels sont venus perturber cet objectif ambitieux mais néanmoins non négociable :

– L’inactivité de certaines centrales nucléaires pour cause de travaux ou de remise en conformité. La part de la production d’électricité d’origine nucléaire a été en 2017 au plus bas depuis 1992 en s’affichant à 71,6%,

– L’insuffisance des pluies ayant rendu les centrales hydrauliques moins performantes,

– La vague du froid notamment enregistrée notamment en janvier 2017,
– Un sursaut dans la croissance économique (+2% ayant entraîné une hausse des besoins de +0,9%).

La conjonction de ces différents phénomènes ponctuels a conduit la France à recourir davantage à de l’énergie fossile (charbon ou fioul), génératrice de pollution.
La France se hisse désormais au 19ème rang mondial (la 1ère place étant réservée aux moins bons élèves).

Quelles perspectives pour 2018 ?

En tout état de cause, la France a mal commencé l’année avec une hausse des émissions de CO2 dans le secteur de l’automobile.

En effet, les ventes de véhicules diesel ont chuté de 5 points dans l’Hexagone alors qu’ils sont nativement générateurs de 20% de moins de CO2 que les véhicules essence, sur lesquels les français se sont majoritairement rabattus.

Les véhicules (SUV Sport Utility Vehicle) se sont placés dans le trio des meilleures ventes en 2017. Pour compenser ce départ médiocre, la France doit poursuivre sa politique de rigueur et de recherche d’efficience dans les secteurs les plus polluants où l’on constate un gaspillage énergétique important : bâtiment, transports et industrie. En parallèle, une attention particulière portée à la reforestation pourrait, par le mécanisme de la photosynthèse, limiter la quantité de CO2 émise.

La route de la France vers la sobriété énergétique est longue et ne supportera pas de relâchement.

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