Emplois dans les énergies propres : indicateurs au vert ?

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Les énergies renouvelables dites vertes ont atteint fin 2017 la barre symbolique des 10 millions de travailleurs au niveau mondial.

Ce chiffre, très éloquent, mérite quelques commentaires…

> Il inclut les emplois directs et indirects.

> Il est dû principalement au poids de la Chine qui concentre à elle seule 43% des emplois planétaires de la filière. Cette suprématie chinoise sur les emplois se répartit entre les 2 secteurs : le photovoltaïque (65% des emplois) et l’éolien (44 %).

En Europe, une hausse rapide n’est pas attendue dans la filière contrairement au reste du monde, même si le vieux continent est actuellement le 2ème pourvoyeur d’emplois de la filière en totalisant 1,26 millions de travailleurs.

En termes de flux, la filière a généré 500 000 nouveaux emplois sur l’année 2017 seulement. La hausse du nombre d’emplois liés aux énergies renouvelables a augmenté de 5,3% entre 2016 et 2017. Si on neutralise les centrales hydroélectriques qui connaissent une stagnation de leurs effectifs, la progression réelle approcherait les 6,3%.

Quelles sont les disparités par secteur ?

C’est l’énergie photovoltaïque qui culmine sur deux plans : elle regroupe plus de 3 millions d’emplois et a connu le plus fort taux de croissance l’année dernière (+ 8,7%). Elle est suivie par les biocarburants (avec 1,9 million de personnes) qui ont enregistré une progression de + 12 %.

Quant à l’éolien, il se stabilise à la 4ème position avec plus d’1 million d’emplois, dans une tendance légèrement baissière entre 2016 et 2017. De nouveaux parcs éoliens on-shore et off-shore étant en cours de construction, cette énergie devrait retrouver un essor dès 2019.

De nouvelles perspectives par pays ?

La locomotive créatrice d’emplois dans la filière des énergies renouvelables est sans aucun doute encore la Chine.

Néanmoins, d’autres pays tentent de faire leur place sur le terrain des énergies vertes : l’Europe, avec la création du nouveau hub danois, couplée à sa forte capacité de production d’énergie éolienne, pourrait être amenée à renforcer son dispositif humain dans de nouveaux métiers (ex : exploitation ou maintenance), pour accompagner son dynamisme.

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