Faut-il succomber aux charmes des nouveaux acteurs de l’énergie ?

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Les nouveaux entrants du secteur de l’énergie, que l’on estime à 20 sociétés, ont fait leur apparition depuis l’ouverture du marché à la concurrence il y a 10 ans. Ils s’appellent entre autres Direct Energie, Eni, Total, Butagaz et Planète oui…

Même si EDF pour l’électricité et Engie pour le gaz résistent encore bien, avec respectivement 75% et 84% de parts de marché, leurs challengers progressent régulièrement en captant des clients insatisfaits, curieux ou attirés par les supposées économies induites.

Vraiment des économies ?

Pour séduire leur cible, la plupart d’entre eux se prétendent moins cher que les fournisseurs classiques (d’environ 15% à 20%). Or, la réalité est un peu différente. Une économie significative n’est constatée que chez ceux qui proposent de souscrire un abonnement en ligne.

De plus, le gain attendu reste au final assez réduit car la baisse affichée ne s’applique qu’au tarif strict de l’énergie, sans diminution du coût des taxes qui restent quasiment incompressible (en moyenne 2/3 de la facture totale).

Enfin, pour accompagner la croissance du solaire et de l’éolien, il n’est pas forcément opportun d’opter pour des nouveaux fournisseurs qui puisent leur énergie dans des barrages hydrauliques, souvent anciens et peu mobilisés dans l’effort de transition énergétique. En effet, les opérateurs offrant une véritable énergie verte ont, au vu des investissements, présentent encore des tarifs plus hauts que la moyenne.

Prêts à payer plus cher ?

Ainsi, certains habitants, sensibles aux énergies renouvelables, innovantes et non polluantes, sont prêts à payer plus cher pour contribuer à l’implantation locale d’installations pérennes et respectueuses de l’environnement.

L’exemple qui mérite d’être cité est celui de la commune de Luc-sur-Aude, au pied des Pyrénées, où 220 habitants ont cofinancé la mise en place d’un parc de panneaux photovoltaïques.

Cet élan de solidarité sera récompensé par le versement de dividendes aux citoyens contributeurs.
Changer de fournisseur d’énergie va donc au-delà d’une simple question de prix au kWh : c’est aussi pour certains une philosophie tournée vers l’avenir.

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