Quelle source d’énergie émet le plus de gaz à effet de serre ?

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Comment savoir dans quelle mesure nous contribuons par nos modes de vie et activités à l’augmentation des gaz à effet de serre, si nous ne connaissons pas leur origine principale ni les facteurs aggravants ?

Un gaz à effet de serre, c’est quoi ?

Les gaz à effet de serre sont des gaz présents dans l’atmosphère terrestre qui captent les infrarouges émis par la surface terrestre et les retiennent en ayant pour effet une stabilisation de la température.

C’est leur forte concentration, due à un accroissement de l’activité humaine, qui a donné lieu aux premiers accords internationaux pour tenter de diminuer leurs impacts sur le réchauffement climatique (protocole de Kyoto en 1997).

Même si les gaz à effet de serre sont multiples (gaz carbonique, méthane, protoxyde d’azote, hydrofluorocarbures, perfluorocarbures, SF6), l’étalon de référence commun retenu pour le calcul des émissions est le CO2.

Les émissions de GES du transport routier dans le monde sont souvent incriminées alors qu’elles restent inférieures à celles induites par la production d’électricité et de chaleur.

En effet, de nombreux pays (comme l’Allemagne) recourent encore largement aux énergies fossiles, comme le charbon, pour produire leur électricité.

Cette énergie hautement carbonée continue à être privilégiée pour des raisons essentiellement économiques et représente près de 40% du mix énergétique mondial.

Fioul et charbon en tête de liste

Si on dresse un palmarès, les sources d’énergie qui accentuent le plus le réchauffement climatique sont dans l’ordre : le fioul, le charbon, les diesels et le bois s’il n’est pas replanté.

Les énergies modèles qui semblent épargner davantage notre planète sont : le nucléaire, l’hydraulique et l’éolien. Quant au gaz cycle combiné, il atteint un niveau intermédiaire.

Les énergies renouvelables et le nucléaire sont-ils exemplaires en matière de quantité de gaz à effet de serre générés ?

Oui, du point de vue strict des GES émis lors de leur exploitation mais si on élargit l’examen à l’analyse du cycle de vie (ACV), on constate que le nucléaire génère in fine des déchets toxiques et complexes à recycler et que les énergies renouvelables requièrent une dépense énergétique supplémentaire pour l’acheminement des matériaux et la fabrication des installations (ex : panneaux solaires, éoliennes).

En matière de GES, les énergies fossiles sont donc les plus mal notées mais les « énergies propres » restent plus un raccourci sémantique qu’une réalité absolue…

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