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EnR intermittentes : peut-on avoir totalement confiance ?

Les EnR intermittentes, telles que le solaire ou l’éolien, sont supposées être plus vertes et plus locales. Dans le même temps, elles sont de plus en plus controversées quant à leur empreinte environnementale globale : de la fabrication, en passant par le transport, jusqu’à leur exploitation. Qu’en est-il de ces ressources qui puisent leur énergie dans la force de la nature ? Leur fonctionnement se ferait-il aux dépens de la planète ?

Une provenance lointaine des matériaux pour ces EnR

La moitié des panneaux solaires vendus dans le monde sont fabriqués en Chine (selon l’agence internationale de l’énergie). Autre indicateur éloquent : dans le top 10 des fabricants de panneaux photovoltaïques, 9 sont chinois ! L’acheminement est non seulement coûteux mais nuisible pour l’environnement. A titre d’exemple : il faut 950 kg de CO2 pour produire et importer un panneau chinois d’un kWc. Cela nécessitera 21 ans pour qu’il soit vertueux en carbone.

Un impact des EnR sur l’écosystème ?

Dans certaines communes, les vaches cohabitent apparemment bien avec leurs immenses voisines à hélices. Derrière ce tableau bucolique, certains troupeaux rencontrent des cas de maladies voire même une mortalité en hausse depuis l’installation des éoliennes. Alors à qui la faute ? Aux ultrasons et infrasons diffusés par les éoliennes installées à proximité ! En Picardie, le propriétaire d’un troupeau a subi une baisse de la production laitière, avant d’assister à des pertes de bêtes. La relation de cause à effet n’est pas définitivement établie mais un procès est en cours.

Des ravages à venir… dès la fin de vie des équipements

Les processus de collecte et recyclage ne sont pas encore rôdés. En Chine, par exemple où des panneaux solaires envahissent le pays, le réveil sera brutal d’ici 30 ans. En effet, des tonnes de matériels seront à remplacer et à jeter si aucune solution de conversion n’est trouvée… A titre de comparaison, en France, 90% des composants sont revalorisés.

Des paysages de campagne dénaturés ?

Le bruit et la défiguration des plaines où sont implantées des éoliennes sont aussi des arguments mis en avant par des collectifs d’habitants. Leur nombre et leur hauteur prenant de plus en plus d’ampleur, la pollution visuelle et sonore se fait ressentir.

Les EnR intermittentes, du fait des désagréments et de l’énergie “grise” occasionnés, méritent une étude d’impact à long terme sur l’environnement.

À propos de l'auteur

Ségolène est rédactrice web sur L’Energie en Questions. Avec une expérience de plus de quinze ans dans le secteur informatique, Ségolène a occupé successivement les postes de chargée de suivi commercial, contrôleur de gestion, contrôleur interne et enfin business analyst au sein du département Marketing. Des métiers qui lui m’ont permis d’être à l’aise avec les chiffres, de faire preuve d’esprit de synthèse et de pédagogie. L’écriture a toujours été présente en fil rouge dans ses missions quotidiennes, pour vulgariser les concepts et transmettre les messages aux bonnes personnes, au bon moment.

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