Débats publics

Et si l’Afrique prenait le virage du nucléaire ?

D’ici 2025, au moins cinq pays africains seront dotés de l’énergie nucléaire en plus de l’Afrique du Sud. En tout cas, ils sont dix actuellement à avoir déjà fait part de leurs intentions. Les raisons sont multiples : une envie d’accompagner la croissance économique grâce à une énergie symbole de modernité, des réserves naturelles d’uranium particulièrement généreuses et des fournisseurs étrangers qui manifestent un vif intérêt pour ces marchés encore vierges.

Les premiers pas de l’Afrique dans le nucléaire commencent à dater

 

Le premier réacteur nucléaire d’Afrique a été installé au Congo dans les années 1950. Il a été dédié à la recherche, l’enseignement et à la production d’isotopes à vocation médicale et agricole.  Après de multiples déboires et un manque d’entretien, le réacteur a été mis à l’arrêt et le gouvernement étudie désormais les conditions d’une éventuelle reprise.

 

Un temps d’avance sur le nucléaire pour l’Afrique du Sud

 

Même si certains pays (Libye, Algérie, RDC, Maroc, Nigéria) disposent de programmes nucléaires, ceux-ci sont consacrés surtout à la recherche médicale. C’est aussi le cas de l’Afrique du Sud, seul pays du continent à avoir une centrale nucléaire. Cette source d’énergie répond à ses besoins en électricité, fournie à 90 % par de centrales à charbon, polluantes par définition. Les énergies renouvelables font également partie du panel de ressources naturelles qui ont le vent en poupe en Afrique du Sud.

Les perspectives du nucléaire en Afrique attisent les convoitises

 

– Pour les gouvernements africains, l’accès à l’énergie nucléaire ouvrirait le champ des possibles du point de vue économique et démographique (entre aujourd’hui et 2050, la population passera de 1,3 milliard à 2 milliards d’habitants).
– Cette vision prospective d’une nouvelle répartition énergétique pour le continent est rendue possible par les réserves d’uranium en sous-sols encore non exploitées.
– Enfin, le marché ne laisse pas indifférents les spécialistes du nucléaire qui attendaient depuis longtemps sur place pour affirmer leurs positions. Parmi eux, on peut citer la Chine, la Russie et la France.

 

Toutes les conditions semblent réunies pour que l’alchimie de l’énergie atomique fonctionne en Afrique, sous réserve de stabilité politique et de paix sociale.

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