Extinction de l’éclairage public des centres-villes : une idée lumineuse ?

eclairage-ville-jpg

La raison première de l’extinction lumineuse nocturne est avant tout économique car les dépenses d’éclairage impactent grandement le budget de fonctionnement des communes.

En effet, selon l’ADEME, l’éclairage public représente 37% de la facture d’électricité des collectivités territoriales (ou 41 % de leurs consommations d’électricité). Ce coût revient à 9 € par an et par habitant.

Du point de vue écologique, il a également été prouvé scientifiquement que se réapproprier la nuit par un retour à la pénombre et un repos des yeux, permettait aux êtres vivants de mieux trouver leur équilibre.

A ce jour, plus de 12000 communes ont initié cette démarche d’extinction de l’éclairage public en fixant des créneaux horaires avec une faible fréquentation, qui ne pénalisent pas la sécurité des piétons ni la circulation des voitures (qui éclairent la route avec leurs propres phares).

Outre la réduction de la durée d’éclairage, d’autres mesures ont été décidées par le ministère de la Transition écologique et solidaire pour maintenir un minimum de visibilité et de bien-être tant en respectant une plus grande sobriété énergétique :

> Baisse du nombre de points lumineux,

> Orientation des sources de lumière vers le sol,

> Installation de détecteurs de présence, de minuteries,

> Remplacement des anciens lampadaires par des dispositifs moins puissants ou plus économes (ex : LED).

Sur le plan national, l’économie potentielle réalisée du fait d’une extinction en milieu de nuit sur tout le territoire s’élèverait à 450 000 euros par an.

Ce montant serait d’autant plus facile à récupérer que les équipements actuellement en place génèrent une surconsommation évidente en raison d’une ancienneté estimée à 20 ans pour 40% d’entre eux.

Plus qu’une obligation de retrouver « la magie du noir », il s’agit d’initiatives communales qui relèvent du pouvoir du maire. Pour encourager les villes à engager des mesures ou à poursuivre leurs efforts, un concours organisé tous les 2 ans, décerne un label à celles qui se distinguent le plus par leurs actions dans la lutte contre la pollution lumineuse.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.