Gaz de schiste : la France joue-t-elle un double jeu ?

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L’extraction du gaz de schiste requiert des forages profonds associés à une fracturation hydraulique à grands volumes. Les conséquences de l’exploitation du gaz de schiste sont de plusieurs ordres : un gaspillage et une pollution des eaux, des tremblements de terre et une hausse des émissions de gaz à effet de serre (constatée à cause d’une utilisation accrue du charbon suite à une baisse simultanée des prix de l’énergie).

Depuis fin 2017, la France a affirmé sa volonté de se détacher de cette énergie fossile

Malgré des gisements importants localisés en France, la technique d’exploration du gaz de schiste et ses impacts sont éloignés des grands principes environnementaux que l’Hexagone s’est fixés : la limitation du réchauffement climatique et l’augmentation significative du recours aux énergies renouvelables.

Malgré le cadre législatif, la position de la France demeure parfois encore ambiguë

Dans la région des Hautes-Pyrénées, une société australienne a obtenu des autorisations pour amorcer la prospection de gaz de schiste via une mise en chantier dans le sous-sol. Dix jours avant le vote de la loi Hulot actant la fin de l’exploitation des hydrocarbures, le gouvernement a donné son accord pour une prolongation, qui permettrait une analyse d’échos d’ondes sismiques pour situer les couches géologiques profondes et identifier leur typologie.

Un collectif d’habitants et de riverains s’oppose fermement à la réalisation de ces tests, du fait des risques pour les constructions, les terrains agricoles et l’économie locale.

Sur le plan international, les discussions de la France avec le gouvernement algérien sur l’importation de gaz schiste font débat car elles déboucheraient sur des méthodes que la France se refuse désormais d’appliquer sur son propre territoire. En outre, l’utilisation massive de l’eau dans le cadre des techniques actuelles ne serait pas cohérente en Afrique du nord au vu du caractère précieux, voire rare, que représente l’eau pour ces pays.

La France doit donc aller au bout de ses convictions pour ne pas trahir ses engagements en faveur de la transition énergétique, même au-delà de ses frontières. Heureusement, l’échéance de 2040 mettra fin de manière ferme et non négociable à la production et à l’exploration d’hydrocarbures en France, conventionnels ou non.

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