Quel est l’impact réel du vélo sur la pollution et le réchauffement climatique ?

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Enfourcher son vélo en centre-ville, pour un trajet réalisable en voiture, aurait semblé audacieux et totalement imprudent il y a 30 ans !

Aujourd’hui cette quête d’exercice physique alliée au déplacement en mode doux a pris une ampleur telle, que la plupart des villes de taille moyenne ou grande ont déployé leurs solutions de vélos mutualisés, en libre-service, à faibles coûts voire gratuits.

En région Ile de France, plus de 650 000 déplacements se font par jour en vélo.

Les 700 kilomètres de pistes cyclables de Paris, font d’elle l’une des capitales européennes où se pratique le plus le vélo. Le regain de la petite reine en France a été encouragé notamment par la loi sur la Transition énergétique : en effet, depuis le 1er janvier 2017, tous les bâtiments neufs, industriels et commerciaux, doivent mettre à disposition de leurs employés et visiteurs, des places de stationnement dédiées aux vélos.

Des aménagements urbains ont été aussi repensés : voies cyclables avec marquages au sol, panneaux routiers spécifiques… Le vélo a conquis tous les domaines : loisirs, travail, commerce et restauration (avec les pureplayers de la livraison express).

L’impact sur le climat de ces mesures « vélo-friendly » ?

Si tous les cyclistes sont d’anciens ou de potentiels conducteurs automobiles, l’économie énergétique et environnementale associée devrait être mécanique. Une étude menée entre 2014 et 2015 a permis d’enregistrer une hausse du trafic cycliste mondial de 3%.

Cela correspond à une économie d’émissions de CO2 de près de 900 tonnes.

Une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre pourrait se produire d’ici 2050 si des changements radicaux s’opéraient dans les villes, notamment grâce à l’adoption généralisée du vélo.

Pour les cyclistes, le vélo est vertueux du point de vue de la lutte contre la sédentarité et de l’obésité : à titre de comparaison, les cyclistes pèsent en moyenne 4 kilos de moins que les automobilistes ! Leur espérance de vie en serait aussi plus longue.

Pour inciter d’autres villes à rejoindre le mouvement, des efforts devront être réalisés au niveau sécurité et baisse de la pollution afin que les vélos soient mieux accueillis et considérés au cœur de nos villes. En effet, la santé des cyclistes devra être préservée par une circulation adaptée en conséquence et un niveau de CO2 acceptable, ce qui n’est pas encore le cas…

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