La récupération d’eau de pluie serait-elle une fausse économie ?

La récupération d'eau de pluie serait-elle une fausse économie ?

Par définition, la récupération des eaux pluviales semble être une aubaine pour les citoyens et pour la planète puisqu’elle offre la possibilité de stocker et d’utiliser de l’eau issue du cycle naturel d’évaporation, de formation de nuages et de retombée en pluie. Ne rentrant pas dans le processus d’eau potable, les eaux de pluie sont destinées à un usage extérieur tel que l’arrosage du jardin ou le lavage des voitures ou intérieur, pour le lave-linge, les toilettes ou le nettoyage des sols. Pourtant, derrière ce cercle apparemment vertueux, se cache une problématique de coûts cachés, qui peut introduire un grain de sable dans les rouages.

La récupération des eaux de pluie peut entraîner un manque d’équité entre les usagers

 

En effet, si certains foyers d’une commune se contentent d’eau de pluie pour la plupart de leurs besoins domestiques (hors eau potable), ils utilisent néanmoins les réseaux d’assainissement (canalisations pour les eaux usées) sans contribuer pleinement, en ne payant pas la facture d’eau théoriquement associée au volume de consommation.

Le manque à gagner pour certains gestionnaires serait criant en cas de récupération d’eaux de pluie massive

 

Pour certaines petites communes dont les coûts fixes sont lourds, la multiplication de foyers recourant au système de récupération des eaux de pluie aurait pour effet direct de baisser le niveau des revenus collectés par les sociétés, mettant ainsi en péril leur équilibre financier. De la même manière, en cas de sécheresse inhabituelle, les besoins en eau croîtraient anormalement, ce qui fausseraient les prévisions d’approvisionnement des gestionnaires.

L’encouragement à la récupération des eaux de pluie doit donc être dosé et réalisé localement

 

Les régions qui bénéficient d’une pluviométrie annuelle assez généreuse n’ont pas à favoriser ce mode de collecte. En revanche, pour celles qui connaissent des étés arides où les pluies sont rares mais parfois abondantes, ce système, pratiqué en appoint, reste écologiquement et économiquement positif.

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