Combien ça coûte ?

Le low-cost aérien est-il compatible avec l’environnement ?

Quel voyageur (prévoyant et connecté) n’est pas attiré par des billets low-cost ou des offres discount pour son prochain vol en avion ? La plupart d’entre nous sont intéressés par des tarifs de dernière minute pour improviser un séjour ou maîtriser le budget d’un week-end. Si nous gardons la même tendance de vols aériens qu’actuellement, le nombre de passagers à l’échelle du monde va être multiplié par deux d’ici à 2035… Cette tendance est possible par la part croissante des classes moyennes et l’accessibilité des billets, désormais ouverts au plus grand nombre. Mais où se situe la limite de ces déplacements low-cost à fort impact environnemental ? Si le prix ne cesse de baisser au point de tendre vers le coût marginal pour la compagnie aérienne, n’y a-t-il pas une frontière “écologique” à ne pas dépasser ?

Le low-cost, un appel d’air séduisant…

 

Le phénomène est mondial : l’avion embarquera plus de 7 milliards de voyageurs par an en 2035. Le modèle économique du low-cost est avantageux pour les compagnies aériennes à plusieurs titres :
– Pour les ventes de dernière minute, le low-cost remplit les avions en évitant les pertes sèches des sièges invendus,
– Pour les spécialistes du prix réduit, le low-cost mise sur du volume, donc des rotations d’appareils plus fréquentes,
– Il entretient la relation commerciale avec sa clientèle qui pourra succomber dans le futur à des offres plus rentables, si elle est déjà satisfaite par la prestation de base.
Le low-cost incite donc à une intensification du trafic aérien, occasionnant une émission additionnelle de gaz à effet de serre.

Le low-cost contraint par un engagement de 2016 ?

 

En 2016, les représentants des compagnies aériennes de 191 pays ont donné leur parole pour ramener en 2035 le niveau des émissions de l’aviation à celui de 2020. Le défi est lancé mais devra être compatible avec leurs impératifs de rentabilité et de croissance… Le low cost ne fait donc pas exception à la règle.

La quote-part de l’empreinte environnementale de chaque voyageur pourrait peut-être être affiché sur chaque billet ou une surtaxe ajoutée pour compenser la pollution générée. Reste à voir si cette responsabilité individuelle viendrait changer dans le temps le choix du mode de vacances ou réduire purement et simplement la distance du trajet.

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