Fact checking

Les voitures sont-elles devenues indésirables en centre-ville ?

Dans les grandes métropoles, les mesures contre la circulation automobile sont de plus en plus visibles et radicales : rétrécissement des voies au profit des pistes cyclables, généralisation du stationnement payant, promotion du réseau de transports en commun, réflexions autour du péage pour dissuader les conducteurs de pénétrer dans l’hyper-centre… L’avenir de la voiture dans la cité serait-il donc définitivement compromis ?

Place au mode doux pour réduire le nombre de voitures…

 

La mobilité urbaine non motorisée ou partagée est largement mise en avant du point de vue santé, environnement et fluidité du trafic. Les mairies des agglomérations avancent en ce sens pour désengorger leurs centres-villes et participer à la lutte contre l’émission des gaz à effet de serre. Il en résulte des plans d’urbanisation favorables aux piétons et aux solutions de déplacement non polluantes.

Y a-t-il vraiment une posture anti-voitures ?

 

– Désormais, les jeunes citadins (18-30 ans) repensent la ville autrement. Ils ont même tendance à mépriser la voiture, en voyant en elle plutôt une contrainte (car onéreuse, compliquée à garer et superflue). La baisse chez les 18-24 ans du taux de passage du permis de conduire de 65% vs 60% est symptomatique.
– Plus largement, les voitures partagées ou de location sont autant d’alternatives pratiques et accessibles pour les citadins, détenteurs du fameux papier rose, mais non propriétaires d’un véhicule personnel.

La voiture restera nécessaire dans certaines conditions

 

On n’imagine pas certaines professions liées à des services de santé ou de sécurité se dispenser d’un véhicule à moteur : médecins de garde, pompiers, policiers… Ces corps de métier doivent se rendre d’un point A à un point B, le plus rapidement possible. Concernant ceux qui font de la voiture leur outil de travail quotidien (VTC, taxis, artisans, livreurs…), leur ôter la capacité de circuler librement en ville reviendrait à les faire disparaître progressivement.

Il semblerait que les nouvelles générations, nées à l’air du digital, aient bien intégré le fait qu’en 2025 des voitures automatiques (sans chauffeur) pourront nous conduire à destination. Il restera alors à gérer d’autres problématiques telles que la sécurité des trajets et la longévité des batteries…

À propos de l'auteur

Ségolène est rédactrice web sur L’Energie en Questions. Avec une expérience de plus de quinze ans dans le secteur informatique, Ségolène a occupé successivement les postes de chargée de suivi commercial, contrôleur de gestion, contrôleur interne et enfin business analyst au sein du département Marketing. Des métiers qui lui m’ont permis d’être à l’aise avec les chiffres, de faire preuve d’esprit de synthèse et de pédagogie. L’écriture a toujours été présente en fil rouge dans ses missions quotidiennes, pour vulgariser les concepts et transmettre les messages aux bonnes personnes, au bon moment.

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