Fact checking

Logements vétustes : rôle des nouvelles normes électriques ?

Les actualités des dernières semaines en France renforcent l’idée que les logements vétustes peuvent conduire à des situations dramatiques. Du fait d’habitations non conformes, des accidents surviennent, mettant en péril la vie des occupants et celle des soldats du feu. Qu’en est-il de la sécurité sur le plan électrique ? La mise aux normes des anciennes installations dans les appartements pourrait-elle minimiser l’impact de tels événements ?

Logements vétustes : des incidents électriques encore fréquents

Un groupe de réflexion sur la sécurité électrique dans le logement (Gresel) est en charge de mesurer l’état des équipements en place. Une publication récente a fait ressortir que 2 logements anciens sur 3 destinés à la location étaient non conformes du point de vue électrique. Pour preuve, 50000 incendies d’origine électrique sont relevées annuellement. Concernant les dommages corporels, chaque année on recense encore 3000 personnes victimes d’électrisation, dont 40 décès pour cause d’électrocution.

Les dysfonctionnements électriques en cause dans les logements vétustes

Dans 41% des irrégularités constatées, il s’agit d’un défaut de mise à terre. Vient ensuite le caractère défectueux des appareils électriques utilisés (34%), suivi des problèmes de protection contre les surintensités (25 %). Les signes apparents les plus courants sont : prises arrachées, fils dénudés, absence de disjoncteur central… Autant de points d’attention qui doivent alerter les parties prenantes.

La réglementation pour sécuriser les logements vétustes

Comme le précise Françoise Thiébault, membre du Gresel : “Grâce à la mise en œuvre de la réglementation, les électrocutions ont été divisées par 5 en quatre décennies”. Pour lutter contre les non conformités observées, la réglementation en vigueur est de plus en plus contraignante. Depuis le 1er juillet 2018, le diagnostic électrique, réalisé par un expert certifié, s’impose à tous les logements. Son pendant pour les parties communes, jusqu’alors délaissées, est attendu prochainement. Cette sécurisation complète rassurera les locataires et valorisera les biens des propriétaires concernés.

En dépit d’un cadre légal toujours plus structurant, il s’agit avant tout d’une responsabilité individuelle du propriétaire qui fait potentiellement courir des dangers à autrui, en cas de manquement. Le risque zéro n’est pas réaliste mais la survenance d’abus et de cas extrêmes devrait peu à peu se raréfier.

À propos de l'auteur

Ségolène est rédactrice web sur L’Energie en Questions. Avec une expérience de plus de quinze ans dans le secteur informatique, Ségolène a occupé successivement les postes de chargée de suivi commercial, contrôleur de gestion, contrôleur interne et enfin business analyst au sein du département Marketing. Des métiers qui lui m’ont permis d’être à l’aise avec les chiffres, de faire preuve d’esprit de synthèse et de pédagogie. L’écriture a toujours été présente en fil rouge dans ses missions quotidiennes, pour vulgariser les concepts et transmettre les messages aux bonnes personnes, au bon moment.

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