Débats publicsEnergie nucléaire

Nucléaire : où en est la Chine dans la maîtrise de cette énergie ?

Dans le cadre d’expérimentations partagées avec l’Europe, la Chine est parvenue à fabriquer un réacteur générant une température de 100 millions de degrés. Cette avancée place le pays au premier rang des nations maîtrisant le procédé de fusion nucléaire, summum des énergies renouvelables. De ce fait, que va tirer la Chine de ce projet précieux pour l’avenir de l’énergie nucléaire mondiale ?

Le projet nucléaire Iter : un chantier géant à l’échelle internationale

La température que le super réacteur chinois a permis d’obtenir en novembre 2018 équivaut à six fois la chaleur mesurée près du noyau du soleil ou des étoiles. Cette première mondiale mérite que l’on souligne le caractère exceptionnel du projet confié à la Chine et piloté depuis la France.

La fusion nucléaire : au cœur d’une prouesse technologique

Le Superconducteur tokamak expérimental avancé (appelé « EAST ») correspond à la chambre de confinement magnétique qui concentre une température inégalée. Celle-ci provoque la fusion nucléaire des noyaux atomiques, qui n’occasionne aucune émission de CO2, ni déperdition de matière. En ce sens, cette expérimentation menée en Chine répond aux besoins actuels de sobriété énergétique mondiale.

Une collaboration mondiale pour une performance accrue

Pour mener à bien ce chantier en Chine, des ressources scientifiques, industrielles et humaines du monde entier se sont mobilisées.
Cependant, les coûts et défis associés à cette recherche sont considérables. Il s’agit de trouver des matériaux toujours plus résistants et de maintenir le même niveau de chaleur. Ainsi, le projet s’étalera dans le temps et nécessitera une forte coopération des 35 états mobilisés (dont l’Europe, les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud). En outre, le prochain réacteur de ce type, en cours de construction, verra le jour en France en 2025 sur la rive gauche de la Durance.

Renforcée par son expertise acquise dans le projet Iter, la Chine projette de rattraper son retard dans le nucléaire. En effet, elle compte mettre ce savoir-faire unique au service d’un futur réacteur nucléaire, qu’elle installera pour ses besoins domestiques.

À propos de l'auteur

Ségolène est rédactrice web sur L’Energie en Questions. Avec une expérience de plus de quinze ans dans le secteur informatique, Ségolène a occupé successivement les postes de chargée de suivi commercial, contrôleur de gestion, contrôleur interne et enfin business analyst au sein du département Marketing. Des métiers qui lui m’ont permis d’être à l’aise avec les chiffres, de faire preuve d’esprit de synthèse et de pédagogie. L’écriture a toujours été présente en fil rouge dans ses missions quotidiennes, pour vulgariser les concepts et transmettre les messages aux bonnes personnes, au bon moment.

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