Débats publics

Passoires énergétiques : comment les combattre ?

Vivre dans un logement qualifié de passoire énergétique, c’est subir les effets d’une mauvaise isolation thermique, héritée d’une construction ancienne. Il en découle des factures énergétiques de gaz ou d’électricité anormalement élevées, qui imputent le budget des ménages les plus modestes. Pour autant, cet état de précarité énergétique et économique est-il une fatalité ? De plus, existe-il des moyens pour détecter ces logements non conformes avant de s’y installer ? Est-ce possible de leur redonner un confort minimal une fois occupés ?

L’âge du bâtiment : premier indice pour les fuites énergétiques

Pour des constructions datant d’avant 1949, les passoires énergétiques sont courantes du fait du type de bâti de l’époque. Elles concernaient principalement les maisons individuelles. Pour pallier ce phénomène, les occupants actuels augmentent la température du logement pour atteindre un résultat acceptable. De même, en été, les murs captent la chaleur et la conservent durablement, ce qui rend l’atmosphère étouffante.

Les marqueurs fiables : le DPE et la facture électrique

Le Diagnostic de Performance Energétique (DPE) délivre une étiquette qui atteste de la qualité énergétique du logement. Ainsi, les passoires énergétiques sont classées dans les catégories F et G. Une autre façon de s’en apercevoir est le montant des dépenses électriques. En effet, selon les experts, un logement standard qui dépasse 350 kWh/m2 de consommation énergétique par an peut être qualifié de passoire énergétique.

Des aides pour lutter contre les passoires énergétiques

Des travaux d’isolation subventionnés, tels que ceux portant sur les huisseries, les combles, la toiture, peuvent contribuer à réduire les inconvénients d’un logement mal isolé. Mais la loi reste floue et n’oblige pas les propriétaires à suivre un calendrier de mise en conformité pour tendre vers un logement décent. Pourtant, le gouvernement s’était engagé en 2017 à supprimer toutes les passoires énergétiques d’ici 2025. Comme l’a déclaré François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, le 2 octobre 2018 au Sénat : « nous mettrons des moyens d’accompagnement, mais aussi de contrainte ». L’argument écologique ne semble donc pas suffire à ce stade pour convaincre tous les propriétaires d’en finir avec les passoires énergétiques.

À propos de l'auteur

Ségolène est rédactrice web sur L’Energie en Questions. Avec une expérience de plus de quinze ans dans le secteur informatique, Ségolène a occupé successivement les postes de chargée de suivi commercial, contrôleur de gestion, contrôleur interne et enfin business analyst au sein du département Marketing. Des métiers qui lui m’ont permis d’être à l’aise avec les chiffres, de faire preuve d’esprit de synthèse et de pédagogie. L’écriture a toujours été présente en fil rouge dans ses missions quotidiennes, pour vulgariser les concepts et transmettre les messages aux bonnes personnes, au bon moment.

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