Énergies renouvelables en France : les investissements sont-ils à la hauteur ?

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Les énergies renouvelables ont connu un certain développement depuis 15 ans grâce à des dispositifs mis en place pour soutenir artificiellement le secteur : subventions de l’état, prix d’achat bloqués sur une longue durée…

Retard dans les objectifs

Mais le résultat est en deçà des espérances à deux niveaux, selon un récent rapport de la Cour des comptes. Le premier concerne le retard pris dans les objectifs fixés (les cibles des 23% en 2020 et des 32% en 2030 paraissent peu crédibles) et le second porte sur le faible dynamisme de toute la filière qui devait être économiquement exemplaire en termes de croissance, d’emplois etc.

Une plus grande transparence est donc demandée par les magistrats de la rue Cambon pour que l’on puisse estimer précisément l’efficience et la rentabilité de chaque grand projet (éolienne, solaire, biomasse) en étudiant le rapport entre le coût total des investissements engagés dans ces énergies dites propres et leur poids dans le mix énergétique du pays.

En clair, cette typologie d’énergies profite-t-elle des moyens déployés pour la favoriser ?

Des résultats éloquents

> Les premiers contrats signés pour accompagner la croissance de l’énergie solaire équivaudront à un coût de « 2 milliards d’euros par an jusqu’en 2030 pour un volume de production correspondant à 0,7 % du mix électrique », précise la Cour des comptes. Cela s’est fait aux dépens du solaire thermique qui, quant à lui, fournit déjà 60% de la production française et qui aurait besoin de bénéficier de cette enveloppe.

> Aucun leader de ces technologies renouvelables n’a réussi à se détacher significativement sur son marché.

> Des tarifs encore exorbitants persistent pour couvrir des frais de structures et des promesses de création de valeur sur le territoire.

Préconisations

Face à ces constats, la Cour des comptes préconise notamment pour dynamiser le secteur le lancement d’appels d’offres, l’accélération des procédures administratives souvent longues et complexes et une meilleure concertation avec le parlement…

Les coûts associés à la mise en place ou à l’accélération des énergies vertes ne doivent plus rester dans l’ombre afin que l’ambition placée dans les énergies renouvelables ne se fasse plus sans engagement des acteurs sur des résultats tangibles.

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