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Repowering : coup de jeune pour l’éolien ?

Début 2018, EDF, avec sa filiale REETEC, a entrepris de remettre à neuf son parc d’éoliennes installées en Allemagne. Ainsi, le potentiel énergétique de ces éoliennes a été accru grâce à une meilleure productivité de chaque installation, dont le nombre a été réduit. Ce chantier réalisé dans un délai assez court marque t-il le début d’une vague de remplacement massif des éoliennes ?

Quelle réalité derrière le repowering ?

A la différence du « retrofit » et du « revamping » qui consistent à remplacer certaines pièces d’éoliennes obsolètes, le « repowering » correspond au démantèlement intégral d’une installation. Sa finalité principale est la recherche d’efficience ou d’économies.

Repowering en Allemagne : acte I terminé !

L’opération de « repowering » réalisée au sein du parc éolien d’Eckolstäldt répondait à un besoin de remise à neuf du site. Ainsi, la déconstruction des 11 structures existantes a laissé place à 10 éoliennes nouvelle génération. Enfin, après 6 mois de travaux éco-responsables, 18500 foyers allemands bénéficient désormais d’une puissance globale installée de 34,5 MW.

Repowering : d’autres chantiers prometteurs en Europe…

A ce stade, EDF Renouvelables a en vue le démantèlement d’autres sites d’éoliennes en Allemagne (14000 unités d’ici 2026), sur le point d’atteindre leurs limites technologiques ou environnementales. A l’issue, EDF poursuivra sa progression sur le territoire européen, où l’équivalent en puissance à renouveler s’élèverait à plus de 70 GW entre 2020 et 2030.

L’investissement massif d’EDF dans ces opérations s’inscrit parfaitement dans sa stratégie « CAP 2030« . En effet, son plan prévoit de doubler sa production mondiale en énergies renouvelables entre 2015 et 2030. Dans le même temps, en capitalisant sur son expertise « repowering », EDF semble s’assurer quelques beaux jours devant elle…

À propos de l'auteur

Ségolène est rédactrice web sur L’Energie en Questions. Avec une expérience de plus de quinze ans dans le secteur informatique, Ségolène a occupé successivement les postes de chargée de suivi commercial, contrôleur de gestion, contrôleur interne et enfin business analyst au sein du département Marketing. Des métiers qui lui m’ont permis d’être à l’aise avec les chiffres, de faire preuve d’esprit de synthèse et de pédagogie. L’écriture a toujours été présente en fil rouge dans ses missions quotidiennes, pour vulgariser les concepts et transmettre les messages aux bonnes personnes, au bon moment.

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