Vie pratique

Ressourcerie : à quoi correspond ce nouveau concept de magasin ?

Après les brocantes, dépôts-vente, sites de revente pour particuliers, les ressourceries prennent de l’ampleur en France. Elles sont actuellement 150 sur le territoire. Leur principe est de récupérer gratuitement des objets de toute nature pour leur assurer une seconde vie, en les revendant ensuite au grand public. Par essence, une ressourcerie est un lieu qui lutte contre l’obsolescence programmée de nos produits de consommation courante. Quels sont les facteurs à l’origine de ce phénomène sociétal qui allie économies et respect de l’environnement ?

A l’origine d’une ressourcerie : de généreux donateurs

Plutôt que de mettre à la déchetterie des objets dont on souhaite se débarrasser, les ressourceries, souvent aux allures de grands hangars, les réceptionnent et les stockent en attendant de futurs acquéreurs. Après un tri manuel pour vérifier le bon état, la ressourcerie revalorise ou répare d’anciens objets ou vêtements, soit obsolètes, soit encombrants pour leurs anciens propriétaires.

Les conditions de succès d’une ressourcerie durable

– Trouver un local à bon marché ou mis à disposition à titre gracieux,
– Bénéficier de contrats aidés pour les employés,
– Trouver suffisamment de bénévoles pour tenir et animer le point de vente,
– Disposer les objets par univers pour faciliter la recherche des visiteurs,
– Renouveler suffisamment souvent la marchandise pour attirer un grand nombre d’acheteurs potentiels.

La ressourcerie, un modèle économique et écologique ?

A terme, le défi de toute ressourcerie est de créer des emplois durables (magasiniers, vendeurs, responsables…). Souvent conditionnée au versement de subventions publiques, la ressourcerie a parfois un équilibre économique précaire, surtout à son démarrage. L’avantage de cette structure est aussi de réduire la quantité de déchets déversés dans l’environnement. Des articles vintage ou désuets peuvent ainsi retrouver une utilité dans d’autres mains, moyennant quelques euros symboliques.

En retardant la mise au rebus, l’impact carbone est lui aussi décalé : en effet, les clients qui se servent de produits d’occasion dans la ressourcerie, achèteront moins d’articles neufs.

About Author

Ségolène est rédactrice web sur L’Energie en Questions. Avec une expérience de plus de quinze ans dans le secteur informatique, Ségolène a occupé successivement les postes de chargée de suivi commercial, contrôleur de gestion, contrôleur interne et enfin business analyst au sein du département Marketing. Des métiers qui lui m’ont permis d’être à l’aise avec les chiffres, de faire preuve d’esprit de synthèse et de pédagogie. L’écriture a toujours été présente en fil rouge dans ses missions quotidiennes, pour vulgariser les concepts et transmettre les messages aux bonnes personnes, au bon moment.

Commentaires

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer