Une salle de sport qui fonctionne en mode autonome : une aubaine pour la planète ?

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Le nouveau concept vient de paraître en Grande Bretagne. Une salle de sport londonienne, Terra Hale, permet à ses abonnés de réutiliser instantanément pour les locaux l’énergie qu’ils dépensent en pédalant sur des machines ou des vélos d’appartement.

A titre d’exemple, une séance de spinning génère une énergie utile d’origine humaine d’une puissance comprise entre 1500 et 3000 watts, qui équivaut au choix à :

  • 6 heures de machine à laver
  • 40 heures d’ordinateur portable
  • 8,5 heures de radio stéréo
  • 17 heures de télévision écran plat
  • 133 heures de lecteur DVD

En temps normal, cette pratique conduirait à une pure déperdition d’énergie.

Dans ce nouveau club, tout est prévu pour une limitation de l’empreinte carbone. Sont inclus dans ce circuit énergétique fermé les besoins d’électricité courants de la salle (chauffage, éclairage, écrans et branchement des machines).

La contrepartie est dans un premier temps un surcoût tarifaire pour les adhérents pour compenser l’investissement initial dans ces appareils hautement technologiques et les efforts également entrepris sur les matériaux de construction sains et écologiques.

Par ailleurs, on peut imaginer qu’un nombre minimum de sportifs journaliers est requis pour faire tourner le système d’énergie circulaire.

A défaut, un dispositif de repli devra être imaginé pour pallier les baisses ponctuelles de fréquentation ou l’utilisation moindre des appareils (ex : en période de canicule ou de vacances).

En France, une chaîne de salles de sport nationale s’est engagée à récupérer l’énergie verte et propre produite par les athlètes pour la revendre à EDF au profit d’œuvres caritatives et associations humanitaires : Belle initiative solidaire !

Ce modèle « écolonomique » a le mérite d’exister. On a hâte de le voir se multiplier en France où l’argument énergétique pourrait être un élément clé d’une offre différenciante, pour les candidats au sport indoor, soucieux à la fois de leur forme physique, de la qualité de l’air qu’ils respirent et de leur impact sur l’environnement.

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