Sera-t-on bientôt à court de pétrole ?

Sera-t-on bientôt à court de pétrole ?

Certains indicateurs économiques parlent d’eux-mêmes : les découvertes d’hydrocarbures par les compagnies pétrolières ont diminué de 13% depuis 2017, ce qui est le plus bas niveau observé depuis 1990. La première raison est avant tout mathématique :

Si l’on trouve moins de pétrole, c’est que l’on en cherche moins !

 

En effet, les dépenses d’exploration ont chuté au niveau mondial de 60%. A l’époque où le baril flambait au-delà des 100 dollars (en 2014), les moyens mobilisés étaient plus conséquents, du fait d’un attrait effréné pour le secteur.

L’autre facteur est que la taille moyenne des gisements est objectivement plus réduite que dans le passé

 

Les exploitations sont de taille plus modeste et ne ressemblent plus aux champs démesurés, comme cela a pu être le cas au Brésil, en Tanzanie ou au Mozambique au début des années 2000.

Enfin, l’IFP Energies Nouvelles explique que « les zones explorées sont de plus en plus profondes et complexes d’un point de vue géologique », ce qui décourage aussi les sociétés d’investir dans de nouveaux projets longs, risqués ou coûteux. Dans le secteur, on préfère actuellement les rachats et les rapprochements de capitaux que les dépenses réalisées ex-nihilo.

Les perspectives du schiste sont parfois aussi plus tentantes pour des grands groupes qui calculent un retour sur investissement à court ou moyen terme.

Mais au final, pas de risque pour l’instant de pénurie ou de guerre économique liée à la rareté de l’or noir

 

Les réserves actuelles mondiales permettront de couvrir a priori 52 années de production. Reste à savoir si le ralentissement du rythme de la production (environ -3,5% par an en moyenne dans les champs pétroliers et gaziers en exploitation), couplé à de moindres découvertes, ne viendra pas créer un vrai décalage entre l’offre et la demande ?

L’ère de l’après-pétrole sera à inventer par les générations futures, qui auront pris conscience des enjeux des énergies vertes et durables et ne pourront pas nier la fin programmée des énergies fossiles.

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