Vélo électrique : connait-on son empreinte écologique ?

Vélo électrique : connait-on son empreinte écologique ?

Les vélos à assistance électrique (VAE) envahissent nos routes en permettant à toute personne désireuse de se déplacer en transport doux individuel, de le faire en s’affranchissant de la contrainte des montées ou des longues distances. Si on s’intéresse au bilan carbone (méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre que génère tout objet tout au long de sa durée de vie) du vélo électrique, où se situe-t-il par rapport au vélo classique et à la voiture ?

Emission de GES : le vélo électrique est-il un bon élève ?

 

Une étude réalisée par la European Cyclists’s Federation a publié les résultats suivants : pour le modèle assisté d’une batterie électrique, on a considéré une durée de vie d’au moins 8 ans et un parcours annuel moyen de 2 400 kilomètres.

– Pour le premier calcul, le résultat équivaut à 16 g CO2e/km avec 7 g pour la production et la maintenance et 9 g pour la production d’électricité.

– Le second calcul, quant à lui, fait ressortir 6 g CO2e/km soit 4,4 kilocalories dépensées en plus par rapport à un conducteur de voiture, physiquement assez passif. On obtient un total de 22 g CO2e/km soit 1 g de plus par rapport au vélo traditionnel (la faible différence s’expliquant par un plus grand effort physique du cycliste qui s’élève à 16  g CO2e/km dans le cas d’un vélo mécanique). A titre de comparaison, la voiture individuelle présente un bilan carbone de 271 g CO2e/passager-kilomètre. L’avantage est donc de taille !

Reste-t-il des zones d’ombre sur l’impact environnemental du vélo électrique ?

 

– L’étude n’a pas intégré les batteries des VAE dans le calcul estimé du bilan carbone car elles peuvent à ce jour être reconditionnées ou reconverties pour un usage stationnaire.
– Seules sont aujourd’hui recyclées les batteries lithium-ion et non celles 100% lithium. Concernant ce dernier, sa récupération coûte relativement cher, d’où son faible taux de recyclage à date.

On peut espérer une amélioration dans le temps grâce à la directive européenne Batterie 2006/66/CE qui contraint les producteurs à gérer les batteries qu’ils commercialisent et ce, même lorsqu’elles parviennent en fin de vie.

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