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Vignette Crit’air : est-elle vraiment efficace ?

Ces dernières semaines, les automobilistes de certaines métropoles comme Paris et Lyon ont dû adapter leur mode de transport en fonction de la vignette Crit’air. Autrefois soumis à la circulation alternée en cas de pollution, chaque conducteur doit désormais vérifier la conformité de son véhicule avant de prendre le volant.

Vignette Crit’air : comment fonctionne-t-elle ?

Le certificat qualité de l’air s’obtient en transmettant son certificat immatriculation. Délivré par l’imprimerie nationale, il concerne tous les véhicules. Il se matérialise par un autocollant de couleur à apposer sur le pare-brise. Celui-ci identifie la catégorie du véhicule selon son niveau de pollution. Les critères retenus pour le calcul sont les suivants : taux d’émission de polluants, âge de véhicule et motorisation. Néanmoins, le certificat n’est obligatoire que dans certaines zones de circulation restreinte. Par ailleurs, il peut donner droit à des autorisations particulières selon les municipalités.

Vignette Crit’air : elle a déjà fait ses preuves

L’esprit civique et la crainte de la répression constituent des facteurs favorables à une stricte application du dispositif. Ainsi, après l’annonce de son déclenchement relayée dans les médias, les usagers de la route peuvent s’organiser pour respecter les consignes anti-pollution : covoiturage dans un véhicule autorisé, transports en commun à tarif préférentiel ou télétravail (dans la mesure du possible). En outre, des conditions avantageuses de stationnement facilitent la vie des détenteurs des macarons les mieux notés.

Le dispositif Crit’air est-il suffisant ?

Même si le plan anti-pollution est ambitieux, Il n’en demeure pas moins que certains véhicules sont dispensés de la vignette Crit’air. Il s’agit des véhicules d’urgence (police, pompiers, SAMU) et des véhicules des entreprises publiques. Pour ce qui des engins agricoles (rares en milieu urbain !) et de chantier, ils échappent aussi à la règle. Enfin, même si les contrevenants risquent une amende élevée, comprise entre 68 et 135 euros (pour les poids-lourds et les cars), les contrôles des forces de l’ordre restent aléatoires et non systématiques. Enfin, on imagine mal comment dans la durée, une prolongation du dispositif serait tenable…

About Author

Ségolène est rédactrice web sur L’Energie en Questions. Avec une expérience de plus de quinze ans dans le secteur informatique, Ségolène a occupé successivement les postes de chargée de suivi commercial, contrôleur de gestion, contrôleur interne et enfin business analyst au sein du département Marketing. Des métiers qui lui m’ont permis d’être à l’aise avec les chiffres, de faire preuve d’esprit de synthèse et de pédagogie. L’écriture a toujours été présente en fil rouge dans ses missions quotidiennes, pour vulgariser les concepts et transmettre les messages aux bonnes personnes, au bon moment.

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